Dimanche 14 octobre 2007
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Le gazoduc est dangereux !
Venez vous informer.
Jeudi 18 octobre, à Soulac
(19h, Palais des congrès)
réunion du débat-public sur
les hypothèses d’acheminement du gaz depuis le terminal par gazoduc
Le débat-public qu’on nous propose en Nord Médoc dissocie la construction du terminal méthanier de la construction du gazoduc.
C’est une aberration puisque l’un ne peut fonctionner sans l’autre.
Les promoteurs des autres projets français de terminaux méthaniers (au Havre et à Dunkerque) l’ont d’ailleurs bien compris : ils ont présenté des dossiers dans lesquels sont étudiés les
tracés possibles.
Qu’est-ce qu’un gazoduc ?
Le gazoduc sert à relier le terminal méthanier au réseau national de GNL. La construction d’un gazoduc n’est pas sans conséquences.
Un gazoduc nécessite une étude d’impact sur la faune et la flore, une étude de sécurité des hommes et des biens.
Un gazoduc impose ensuite des servitudes. La bande de servitude mesure en général 10 mètres en largeur mais peut être portée à 20 mètres. Les propriétaires des terrains sur
lesquels passent le gazoduc s’engagent à ne procéder, sur la bande de servitude, à aucune construction ni plantation d’arbres à hautes tiges, à ne pas creuser (fossé). A espaces
réguliers, des bornes indiquent le passage du gazoduc. Les opérateurs peuvent intervenir à tout moment sur la bande de servitude.
Si 4gas n’abandonne pas son projet, le gazoduc devrait faire l’objet d’une enquête publique sur l’ensemble des communes concernées. Chaque propriétaire serait alors rencontré pour établir la
servitude par convention amiable. Chaque maire des communes traversées serait de même rencontré.
Quels sont les impacts d’un gazoduc ?
Le gazoduc concentre une part importante des dangers liés à la construction d’un port méthanier : rupture de canalisation ou fuite.
EDF, porteur du projet de terminal méthanier de Dunkerque, note ainsi dans son dossier « Dans ces situations, le gaz naturel est rejeté à l’atmosphère sous l’effet de la pression. Il
s’accompagne d’un bruit intense dû à la forte pression du gaz, perceptible à une très grande distance et provoque éventuellement des projections de terre. Un panache de gaz naturel s’élève très
rapidement sans phénomène de nappe. Si ce panache rencontre un « point chaud », le gaz naturel peut s’enflammer, dégageant une chaleur intense. » (p.63)
On compte ainsi de nombreux accidents récents sur des gazoducs ; accidents dont le plus marquant est celui de juillet 2004 ayant entraîné en Belgique la mort de 18 personnes ainsi
que 133 blessés. La date anniversaire a d’ailleurs été déclarée journée de deuil national par le roi des Belges.
Le collectif des 2 rives vous invite à venir en masse à la soirée du débat public consacrée au tracé du gazoduc :
Jeudi 18 octobre, SOULAC
(19h, Palais des congrès)
Si vous voulez diffuser l’information, nous mettons aussi à votre disposition un tract appelant à venir à cette soirée d’audition publique
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