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(10 910 signataires au 31/12/08)
En tant que tel le méthane est un puissant gaz à effet de serre. Dans un article précédent, nous notions d’ailleurs la spécificité du méthane : une contribution rapide au réchauffement climatique global.
Nous voudrions revenir ici sur un autre aspect spécifique à un terminal méthanier : la pollution engendrée par son fonctionnement même. En fonctionnement, le terminal méthanier rejette en effet du CO2 dans l’atmosphère de deux différentes manières au moins (en excluant, dans nos calculs, la pollution engendrée par le transport maritime).
L’unité de cogénération utilise une partie du méthane stocké pour faire fonctionner le terminal. Elle est ainsi un puissant générateur de pollution au dioxyde de carbonne puisqu’elle génère alors 220 tonnes de CO2 par jour (chiffres 4gas).
Les chaudières sont utilisées pour une température des eaux de la gironde inférieure à 9°C. Les eaux pompées sont réchauffées avant toute utilisation sur le terminal. Les chaudières sont extrêmement polluantes puisqu’elles engendrent un rejet de 600 tonnes de CO2 / jour. Cependant, ces dernières ne fonctionnent que périodiquement (durant les mois d’hiver).
Selon 4gas, en réponse à la question 2408, (site du débat public, rubrique : « Les enjeux sur l’environnement naturel »), « les rejets annuels de CO2 seront de maximum 133 200 tonnes. ». Nous avons voulu savoir à quoi correspond ce chiffre par une comparaison à la pollution engendrée par les automobiles.
Une voiture particulière génère en moyenne 140 grammes de CO2 par kilomètres. (140 g/km)
Annuellement, une voiture parcourt une moyenne de 14 000 kilomètres (14 000 km/an).
En une année, une voiture produit donc 1,960 tonnes de CO2.
(140 × 14 000 = 1 960 000 g/an = 1 960 kg/an = 1, 960 t/an)
On peut alors facilement calculer que, selon les chiffres de 4gas, le port méthanier rejetterait en fonctionnement
l’équivalent du rejet annuel moyen engendré par 70 000 voitures
(133 200 ÷ 1, 960 = 67 959 voitures)
Est-ce là ce que nous désirons pour notre lieu de vie ? Est-ce là ce que l’on appelle une énergie propre ? Quelles seront les conséquences sanitaires locales ?
Tournons-nous vers un autre développement qui ne nuirait pas à notre environnement et à notre santé.
- Les chaudières ne fonctionneront que pendant les mois d'hiver (soit : 90 jours)
- Les chaudières ne fonctionneront que lorsque la température de l'eau de la Gironde sera inférieure à 9°C
- La température mensuelle minimum de l'eau de la Gironde est inférieure à 9°C les mois de Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars, Avril. (soit : 181 jours)
Je me suis livré à un petit calcul simple :
220 tonnes x 365 = 80300 tonnes par an
En rajoutant 600 tonnes lorsque la température de l'eau de la Gironde est inférieure à 9°C :
avec 90 jours, on a : 80300 + 600 x 90 = 134300 tonnes
avec 181 jours, on a : 80300 + 600 x 181 = 188900 tonnes
Leur valeur, soit-disant maximale, de 133200 tonnes serait plutôt minimale !
On voit à quel point 4gas a passé son temps à tenir des propos lénifiant.