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(10 910 signataires au 31/12/08)
L’école primaire du Verdon regroupe 97 élèves, âgés de 2 ans et demi à 11 ans et répartis sur 4 classes. Dans les débats sur le projet d’implantation d’un port méthanier, la question de l’école n’a jamais été abordée. Pourtant cette installation, classée SEVESO 2, seuil haut – signifiant ainsi un risque maximal de dangerosité – vient bouleverser au quotidien la quiétude de l’école et nous pousse à nous interroger sur son avenir même.
Au jour le jour, nous devons faire face à l’inquiétude de nombreux parents d’élèves. Pour certains, si le projet devait voir le jour, la décision de quitter l’école est d’ores et déjà prise. Nous ne pouvons que partager leurs interrogations quant à la sécurité de nos enfants.
En effet, le terminal méthanier et ses installations seraient installés à moins de 750 mètres de notre école. Une telle proximité est alarmante. Les enseignants sont responsables de la sécurité de leurs élèves. Le principe de précaution qui régit les règles de mise en sécurité des élèves nous engage à considérer tous les cas de figure : de l’incident minime au majeur. Or, les risques que feraient encourir aux enfants un incident ou un accident sur le site sont plus que préoccupants. Lors d’une réunion du débat public, un représentant de l’Etat, M. Emiel, fonctionnaire au « bureau des risques technologiques », a d’ailleurs présenté des zones de danger allant jusqu’à 1310 mètres.
Au quotidien, nous devrions subir de nombreuses nuisances. Outre les rejets de CO2 (équivalents à la pollution engendrée par 70 000 voitures roulant nuit et jour), de résidus soufrés, etc., nous aurions à cohabiter avec le bruit permanent des installations (de l’usine de re-gazéification à la torchère en passant par les chaudières) soit un volume sonore continu et équivalent à celui généré par une mobylette qui tournerait en rond sous les fenêtres de l’école.
Si partout ailleurs la tendance est à éloigner toute installation dangereuse des zones habitées, ici nous serions à moins de 1000 mètres des zones de risques. Nous devrions vivre avec la crainte permanente d’une défaillance humaine ou technique, engageant la sécurité de nos élèves, leur intégrité physique.
Les bâtiments scolaires seront-ils adaptés à la mise en place d’un nouveau P.P.M.S (« plan particulier de mise en sûreté ») prenant en compte le risque inhérent à l’extrême
proximité d’un site SEVESO 2 seuil haut ? Dans l’hypothèse négative, de nouveaux bâtiments, suffisamment éloignés du terminal méthanier, seront-ils construits, ou l’école sera t-elle
regroupée à celle d’une commune voisine ?
L’un des axes principaux du projet d’école est l’éducation à l’environnement et au développement durable. De nombreux partenariats sont engagés avec des acteurs locaux tels que l’association CURUMA qui gère une partie des marais de la commune, sans doute les derniers marais maritimes de Gironde, le club de voile (qui accueille les élèves de CM1 et CM2 et dont l’avenir est menacé en cas de fermeture de la plage de la chambrette qui pourrait être décidée par arrêté préfectoral), ou encore l’ONF à travers des actions de reboisement et de découverte du milieu littoral. L’école trie ses déchets, recycle les cartouches usagées, engage chacun à l’économie d’énergie. Nous avons mis en œuvre les objectifs de cette nouvelle matière scolaire qu’est l’éducation au développement durable en nous appuyant sur l’extrême richesse de notre patrimoine environnemental (marais, océan) mais aussi de notre patrimoine historique (phare de Cordouan, Port aux huîtres).
Cette richesse, que nous apprenons à nos élèves à connaître et à respecter, serait irréversiblement mise à mal par la réalisation de ce projet (impacts sur les paysages, la faune et la flore aquatique et terrestre). Nous voulions rester en dehors des polémiques liées au terminal mais, à titre privé, il nous a paru urgent de nous exprimer sur le sujet. Nous devons tous prendre la mesure des conséquences environnementales et des risques encourus par l’école du village.
Les enseignants de l’école,
Vanessa Germano, Vincent Jarnage, Virginie Puyssegur, Audrey Tripet.
Pour réconforter les enseignantes : nous avons obtenu à Belin Beliet , le déplacement d'une antenne d'un opérateur x car elle était trop près des écoles maternelles , primaires et de la halte garderie alors un site sévéso 2 dans la cour de récréation l'Inspecteur d' Académie ne peut accepter ...
Une représentante FCPE v.r.
L'école est une structure d'utilité publique, pas le que port méthanier qui n'est même pas d'intérèt national.
Pourquoi ne pas poser la question au Ministère de l'éducation nationale de la faisabilité d'un site sevezo 2 à proximité immédiate d'une école?
4gaz a t'il légalement le droit de s'implanter si près des habitations et d'une l'école ou d'obliger son déplacement ou son abandon?
Une formule de calcul de périmètre de sécurité avalisée par qui de droit est elle finalement légale au regard des droits des citoyens?
Peut être devrions nous demander aux représentants du gouvernement qui cautionnent ce projet d'expliquer par les médias, au reste de nos concitoyens, comment on peut accepter de modifier l'avenir d'une région de façon si radicale sans garanties de quoique ce soit pour les populations locales à l'heure du principe de précaution?
Merci de rappeler notre responsabilité et de nous rassurer sur la vôtre vis à vis des enfants dont vous avez la charge.
Il faut souhaiter que l'administration de l'éducation nationale ait été interpellée par ce sujet qui met directement en cause la sécurité des élèves et les conditions minimales pour que ceux-ci, puissent travailler sereinement.
N’eût- il pas été correct que l'enquêteur prévoie de s'adresser aussi à cette administration pour le débat public sur un projet privé. Rien à ce sujet et aucune réaction connue !
L'essentiel serait il oublié?
En tout cas, il m'apparaît dans ces conditions : du rôle de l'inspecteur d'académie, dont on ne peut imaginer qu'il ne soit au courant, d'alerter son administration
s'il ne l'a déjà fait et pourquoi pas (je trouverais cela normal et les parents aussi), ne serait ce qu’à titre personnel, faire part de son inquiétude à monsieur le maire du VERDON .
Je pensais précisément , avant que ne soit publié cet excellent article , pour avoir fait partie de cette administration , interroger monsieur le recteur de l'académie sur les décisions qu'il compte prendre à propos de ce sujet aussi important de par son atteinte aux conditions d'enseignement et je trouve que la proposition faite dans l'autre commentaire d'alerter les fédérations de parents d'élèves est particulièrement judicieuse , il faut absolument que l'un au moins des parents des petits élèves de l'école du VERDON s'en charge.
P.S. : En matière de sécurité, j'ai vu condamner à GRENOBLE un Proviseur de lycée technique pour un accident d'élève sur une machine alors que ce dernier demandait depuis longtemps les crédits nécessaires pour remettre à niveau la sécurité. Il aurait du se passer de cet outil essentiel à la formation ! Les enseignants du VERDON devront ils interdire l'accès à l'école ?
Elles pourraient aussi faire remonter au ministre de l'Education cette situation pour l'instant seulement....ubuesque...