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Par définition la sécurité est « une situation dans laquelle quelqu'un, quelque chose n'est exposé à aucun danger, à aucun risque d'agression physique,
d'accident, de vol, de détérioration » (Larousse). Nous sommes confrontés à des mesures et règles de sécurité au quotidien: sécurité routière, civile, sociale, alimentaire....etc.
Le principe de précaution vient renforcer ces règles de sécurité. Par définition, il est « le fait d'agir avec
circonspection, ménagement prudence »(Larousse) pour la protection des citoyens. Il est malheureusement des cas où règles de sécurité et principe de précaution ont été bafoués.
Rappelons nous AZF où des constructions ont été faites dans la bande des trois kilomètres rapprochant de Toulouse. Nous connaissons tous le triste résultat de l'explosion d'AZF du 21 septembre
2001: 30 morts, 4500 blessés, dégâts sur 4 KM à la ronde. Ceux qui ont vécu cela n'oublieront jamais. Quels seront les coupables? Je pense que ceux qui ont accordé les permis de construire dans
l'espace des 3 Km ne doivent pas avoir la conscience tranquille.
Dans le cas du projet méthanier au Verdon/Mer, classé SEVESO hauts risques, il est impératif de prendre en compte le principe de précaution et de faire appliquer les lois concernant la sécurité
des citoyens, en l'occurence de la population du Verdon/Mer. Faut-il rappeler que les premières habitations seraient situées à moins de 500 mètres du site classé comme risques maximums ? La seule
solution pour l'Etat et les instances dirigeantes est de refuser ce projet qui ne respecterait pas les bases essentielles de la loi française. Le refus est impératif parce que le contexte
l'impose.
La conclusion est simple : "Dura lex, sed lex" "la loi est dure mais c'est la loi". Elle est faite pour être appliquée y compris et surtout dans le cas d'un tel projet classé, rappelons le,
SEVESO hauts riques, avec tous les dangers que ce classement suppose.
Nicole Badot
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