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Du côté de Bordeaux, les soutiens au projet de port méthanier au Verdon ne cessent leur fort lobbying. A ce titre, la matinée du mardi 1er septembre a montré la tenacité des défenseurs de ce projet.
Ainsi, durant la matinée, se tenait une rencontre entre Vincent Feltesse, Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux et différents acteurs du Port de Bordeaux : Jean-Claude Sandraz (Président du Port), Henri-Vincent Amouroux (directeur de l'Union Maritime Portuaire de Bordeaux), Patrick Thomas (Président du Conseil de Développement du Port que l'on croyait pourtant démissionnaire...), Marie-Luce Bousseton (Directrice du Port) et les syndicats siégeant au conseil de Surveillance. L'objectif de la réunion était encore et toujours de défendre ce funeste projet de port méthanier... Et même si vincent Feltesse n'est pas allé jusqu'à soutenir le terminal méthanier, il pense qu' « il faut relancer l'instruction officielle de ce dossier afin qu'elle puisse aller à son terme ».
De son côté, sur RFI, Alain Juppé était interviewé autour des problématiques environnementales. L'homme se présentait ainsi comme un chantre du développement durable. Juste après avoir défendu avec hargne le projet de terminal méthanier, M. Juppé clamait que si nous ne changions pas nos modes de production, nous allions droit dans le mur ! Les paradoxes ne semblent pas effrayer l'édile bordelais !
Retrouvez ci-dessous la transcription écrite de l'échange radiophonique :
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Journaliste : On comprend bien que la difficulté c'est évidemment, comme toujours, de concilier développement économique et environnement... Comment est-ce que vous faites au quotidien pour arbitrer ?
Alain Juppé: ...hum.... bonne question ! Il faudrait prendre, pour répondre, quelques exemples précis...
Journaliste : Ben par exemple, il y a la création de ce terminal méthanier, en Gironde, sur l'estuaire de la Garonne...
Alain Juppé : Ah ! C'est ça que vous avez en tête !
Journaliste : Ben pas seulement, c'est aussi quand il s'agit de l'habitat, etc.
Journaliste 2 : Alors il faut expliquer que l'Etat s'est opposé à la construction d'un terminal méthanier en Gironde, sur l'estuaire de la Garonne pour des raisons, semble-t-il environnementales, pour préserver l'un des rares estuaires encore naturel d'Europe. Or vous avez soutenu ce projet...
Alain Juppé : Je n'en suis pas du tout sûr... L'Etat ne s'est pas opposé. L'Etat a interrompu des procédures engagées pour donner de l'oxygène...
Journaliste : C'est pas la même chose ?
Alain Juppé : Non pas tout à fait parce que le projet n'est pas enterré et.... voilà (sourire). Et d'autre part, je pense que l'une des motivations, c'est pas tellement de sauver l'estuaire de la Gironde – qui n'est pas menacé d'ailleurs-, c'est plutôt de donner sa chance au Havre ou à d'autres projets sur la façade atlantique au risque de tuer le port de Bordeaux. Voilà un exemple...
Journaliste : C'est là où on est au coeur de la conciliation entre économie et environnement.
Alain Juppé : Absolument. C'est pas toujours très facile, il faut essayer de trouver le point d'équilibre... Je pense, après mûre réflexion, que ce projet n'est pas fondamentalement un grave danger pour l'environnement. J'en ai la conviction. Il faut bien voir pourquoi il a été plombé... C'est parce que nos amis de Royan et de La Rochelle, qui sont très fortement représentés au Gouvernement en la personne de Dominique Bussereau, ont considéré que la présence de cuves de stockage de gaz, vu de Royan, risquait de compromettre le développement touristique de la région. C'est du pipot, voyons ! Il faut être sérieux.
Ces cuves, on peut les enterrer, on peut les paysager, on peut prendre toutes sortes de mesures...
Journaliste : Mais elles seront toujours là...
Alain Juppé : Si elles sont enterrées, elles seront toujours là mais elles ne gâcheront pas le paysage, voilà ! Enfin bon ...
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Pour retrouver l'intégralité de l' interview d'Alain Juppé suivez le lien ci-après.Une fois sur la page, il faut lancer la lecture de l'interview. Le passage concernant le terminal méthanier se trouve aux alentours de 10'30.
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