Partager l'article ! Histoires de pompes et de groupes électrogènes…: L’accident nucléaire en cours au Japon et les risques courus par les millions habita ...
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(10 910 signataires au 31/12/08)
L’accident nucléaire en cours au Japon et les risques courus par les millions habitants des zones voisines de la centrale concernée nous touchent bien sûr profondément. Il nous interpelle aussi, et cela n’a rien d’indécent, quant aux risques réels générés par la filière nucléaire, au japon, et ailleurs, en France notamment, pays aux 54 réacteurs.
Nous sommes tous bien sûr quelque peu stupéfaits d’apprendre qu’un simple groupe électrogène qui ne démarre pas pourrait engendrer une catastrophe nucléaire planétaire …Cela ne pourrait arriver dans nos centrales nationales hyper sécurisées ?
En tant que riverains d’une centrale nucléaire rappelons nous pourtant l’incident de la centrale de Braud Saint Louis en décembre , la relecture des articles de sud-ouest des le 5 et 6 janvier 2000 – voir site est édifiante (relire cet article) : « très près de l’accident majeur » d’après le journaliste J.P. Deroudille, pompes et circuits de secours sous les eaux, galeries inondées, circuits de refroidissement hors services etc..
On ne peut que noter quelques similitudes avec la centrale de Fukushima… et s’interroger sur la prise en compte réelle des risques climatiques, et de leur évolution probable (montée des eaux, évènements exceptionnels divers- cf. tempêtes récentes-, diminutions régulière des débits d’été de la gironde etc.. ).
Quand on voit dans l’exemple japonais à quel point la capacité de pompages de hauts débits en toutes circonstances paraît être la base de la sécurité de telles installations, on est en droit de ne pas se contenter des affirmations récente de Madame la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet affirmant que le simple rehaussement d’1,5 m des digues de la centrale du Blayais garantissait que le (grave) incident de 1999 ne pourrait se reproduire !
Et ce ne sont pas les récentes déclarations « La centrale du blayais est protégée contre tous les risques » d’Etienne DUTHEIL, directeur de la centrale du Blayais (journal du médoc du 25 mars 2011) qui suffiront à nous rassurer quand on sait que la centrale de Braud st louis, en plus de son âge, présente une grande vulnérabilité aux risques d’inondations découlant de sa situation au fond d’un estuaire (effet entonnoir); la conjonction fortes marées, fortes dépressions et vents violents pouvant entraîner des situations extrêmes dont l’ampleur paraît difficile à prévoir.
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On est en droit aussi de ne pas se contenter des affirmations péremptoires de tel ou tel élu, parmi lesquels nous ne résisterons pas de citer A.JUPPE(*) (cf. sa récente déclaration sur le thème « pas de sortie du nucléaire possible en France »).
Nous ne pouvons qu’être étonnés de cette précipitation à refuser tout débat sur un sujet aussi grave.
Nous avons eu l’occasion ces dernières années de mesurer à quel point la pression des divers lobbies économiques et financiers, les préoccupations politiques diverses, peuvent interférer sur la pertinence et la capacité de raisonnement à long terme de la plupart responsables politiques …
On ne peut pas dire que cet épisode ait contribué à nous convaincre de leur clairvoyance et de leur sensibilité aux questions environnementales !
Un véritable débat doit s’instaurer en France, comme dans les autres pays voisin, sur ce sujet.
Nous savons tous qu’une sortie éventuelle du nucléaire ne peut se concevoir sur le court ou le moyen terme dans un pays qui dépend à ce point de ce type d’énergie, mais sur le long terme une réflexion s’impose, avant qu’une autre catastrophe nous l’impose… (pour lire à ce sujet intéressant article de Corinne LEPAGE cliquez ici).
Quand les hommes politiques des deux plus grands partis français vont-il accepter de mettre à leur programme une réflexion ambitieuse à la hauteur des défis posés par des choix énergétiques faits il y a plus de quarante ans et jamais réexaminés depuis ?
Notre association doit-elle et peut-elle contribuer à son niveau à ce que ce débat ait lieu ?
Localement l’avenir de la centrale du blayais nous concerne évidemment directement : elle est l’une des plus vieilles et « sensible » centrale française, elle est particulièrement concernée par l’audit qui vient d’être décidé par le Président de la république sur le niveau de sécurité des 54 centrales françaises. Au delà de notre sécurité c’est aussi, nous le voyons bien, l’ensemble de l’environnement estuarien qui est en jeu.
La centrale du Blayais vient d’être « reconduite » pour une vingtaine d’années dans semble-t-il, l’indifférence générale des élus,
► Voulons nous que s’engage une réelle réflexion et un débat ou la société civile sera partie prenante au-delà de cette échéance ?
► Souhaitons nous que d’autres pistes énergétiques soient prospectées en Aquitaine comme ailleurs ?
► Souhaitons nous que des budgets conséquents de recherche développement sur les énergies renouvelables soient débloqués, en Aquitaine comme dans les autres régions françaises ?
N’hésitez pas à vous exprimer, sur ce blog, et bien sûr, au cours des prochaines réunions de notre collectif.
Le bureau
(*) Rappelons que ce dernier après quelques mois de réflexion s’est prononcé pour un projet de mise en place d’un complexe GNL SEVESO en plein cœur d’une zone naturelle, au cœur d’une zone touristique et ce au moment ou la plupart des projets de ce type en Europe et ailleurs étaient en cours d’abandon suite à l’évolution du contexte spéculatif mondial de ce secteur énergétique
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