Une pointe pour tous, préservons l'estuaire de la gironde
Le projet méthanier ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Tout, cette fois, semble nous le confirmer.
Est-ce à dire que nous sommes définitivement débarrassés de toute éventualité d’implantations d’industries polluantes et dangereuses sur la zone ? Certainement pas malheureusement.
Sur la base de ce constat, le conseil d’administration du collectif réuni ce samedi 14 octobre à Royan s’est interrogé sur l’opportunité de maintenir une structure associative au-delà de la fin du combat pour lequel nous avions crée en 2007 le collectif « Une Pointe pour tous », transformé en 2008 en « Collectif des deux rives ».
La réflexion a conduit très vite l’ensemble des membres présents à se prononcer sur l’intérêt de maintenir une structure associative axée sur la protection de l’environnement spécifique estuarien, et ce en incluant les deux rives. Cette proposition sera bien sûr soumise à l’approbation de l’ensemble des adhérents du collectif (plus de 5600 à ce jour) lors de la prochaine assemblée générale.
D’ici là, il nous semble utile que le dialogue s’instaure au sein de notre mouvement. Continuer ? Dans quel cadre juridique ? Avec quels objectifs, sur quelle zone d’intervention ? Autant de points qui ont été abordés au sein du conseil d’administration et sur lesquels votre avis, vos idées et suggestions seront utiles.
Ce blog peut être un premier moyen de les exprimer (ne pas s’en priver…), un bulletin rendant compte de notre réflexion
collective sera également envoyé à l’ensemble des adhérents.
Au-delà du principe de conserver la dynamique, nouvelle !, de travail entre les deux rives, trois premiers objectifs ont été envisagés par le conseil d’administration :
■ Obtenir pour l’association un agrément préfectoral « d’association agrée de protection de la nature » et ce sur l’ensemble de la zone estuarienne afin de pouvoir être nécessairement consultée par l’administration sur tout projet d’aménagement ayant des incidences sur l’environnement.
■ Devenir un des partenaires de l’Etat et des deux régions concernées dans les démarches de création d’Aire marine protégée et de parc naturel régional.
■ Poursuivre et intensifier notre action auprès des élus concernés et de l’État pour que soit organisée le plus rapidement possible une table ronde sur les options de développement économique de Pointe du Médoc et en particulier de la zone portuaire du Verdon.
Au-delà d’une action de vigilance indispensable, nous pouvons devenir une force de proposition pour contribuer à mettre définitivement cet estuaire magnifique à l’abri des appétits de ceux qui ne privilégient que le court terme et le profit.
Vous tous, adhérents et sympathisants du collectif, avez la clé pour que ces objectifs deviennent rapidement concrets : notre force, on l’a vu dans le combat qui vient de se terminer, tient dans notre détermination, notre cohésion, et notre nombre….
Le conseil d’administration du collectif
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Vous avez eu cette chance au-delà des militants anonymes, d'être soutenus par les grands élus de Charente Maritime et pas des moindre. Restons vigilants.
A bientôt donc
Gérald17
Comme Quentin est en difficulté à Royan, et que Bussereau semble être contraint à son grand regrêt d'aller aux régionales affronter Ségolène Royal, on pourrait perdre ces 2 appuis de poids. Si jamais Bussereau gagnait la région, il se verrait contraint de quitter le ministère des transports...Imaginez un instant que Juppé revienne après les régionales au gouvernenement et la donne pourrait être radicalement modifiée.
Il faut à mon humble avis que l'association perdure pour obtenir la création de l'aire maritime protégée qui sera une vraie protection contre toute véléité du Port de Bordeaux de revenir à la charge avec des industries polluantes et risquant de défigurer ad vitam eternam le paysage !
obtenir un statut officiel tant que nous avons ces appuis est une nécessité qui nous donnera du poids et nous permettra de garder un oeil vigilant sur ce qui peut se tramer...
certains requins pourraient bien remonter le cours de la Gironde
mais il nous faut vite trouver des activités économiques à implanter ! au besoin, ne pourrions-nous pas nous constituer en société pour favoriser l'implantation d'activités propres, les riverains des 2 côtés pourraient en devenir actionnaires, chacun à hauteur de ses possibilités...
c'est juste une idée en l'air mais il doit bien se trouver parmi nous des juristes et des économistes capables de nous conseiller et de dynamiser tout ça???????????voire des entrepreneurs potentiels? ce n'est pas dans mes compétences, je n'ai que ma bonne volonté et mon amour inconditionnel pour notre estuaire mais nous sommes nombreux dans ce cas et, ça, c'est une force qu'on n'est pas prêt de nous enlever! à tès bientôt donc de nous revoir.
Enfin, c'est mon avis
Bien cordialement et encore merci pour votre travail !
Je suis tout à fait d’accord de poursuivre l’action du collectif mais à une condition, celle que plusieurs intervenant ont mise en commentaire de cet article :
A savoir, protéger l'estuaire et ses environs contre de nouveaux dangers pour l'environnement, la biodiversité, et je reprends la phrase employée par Trioulaire le 20/10 : « Ce combat n'a d'intérêt, outre la formidable vague déferlante de tout un collectif, que de concrétiser un avenir viable, fiable et durable. »
Ce que j’entends par la défense de l’environnement, c’est que l’association, surtout si elle veut être crédible comme elle l’a été jusqu’à ce jour, s’occupe de faire des propositions d’aménagement et cela en tenant compte que lorsqu’elle aura à donner son avis, il faudra que les projets en question, soient acceptable « écologiquement parlant » par tous, que ce soit les Médocains du Nord, les Charentais, mais aussi les Médocains du Sud.
En effet, certains projets pourraient être bien pour l’environnement local proche du Port du Verdon, et polluer la vie des habitants sur l’axe principale du Médoc.
Lorsque le Conseil d’Administration de UPPT dit : « Au-delà d’une action de vigilance indispensable, nous pouvons devenir une force de proposition pour contribuer à mettre définitivement cet estuaire magnifique à l’abri des appétits de ceux qui ne privilégient que le court terme et le profit. », je tiens à préciser que l’Estuaire de la Gironde ne se situe pas seulement à l’embouchure, mais que celui-ci démarre au Bec d’Ambés !
Donc, OUI pour poursuivre l’action pour la protection de l’environnement de l’Estuaire de la Gironde, et oui pour obtenir l’agrément de la Préfecture « d’association agrée de protection de la nature ».
Jean BOTTARO – Castelnau de Médoc
Un écueil sournois, insidieux mais bien présent et dont les dégâts apparaîtront à l'usage, c'est à dire: trop tard.
Un long parcours vous attend encore....